Le point de départ
Un client ne juge pas une coupe. Il juge la photo d'une coupe, sur un téléphone, en
trente secondes.
Le brief que je me suis donné tient en une contrainte : concevoir le site d'un salon de
quartier à Cogolin qui doit servir deux visiteurs opposés. Celui qui ne
connaît pas le salon et veut être convaincu. Et l'habituée qui veut juste reprendre
rendez-vous, et pour qui chaque écran de séduction est un obstacle.
Cogolin n'est pas Saint-Tropez. La clientèle est locale, fidèle, familiale ; les prix se
regardent ; le salon se choisit aussi parce qu'il est à cinq minutes. Un site qui
emprunterait le vocabulaire d'un salon de prestige mentirait sur ce que l'enseigne est
réellement : c'est la première chose que la direction artistique doit
refuser.